L’observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) : chiffres clés du rapport 2020 (données 2019)

Etude et rapport
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Photo d'un hôpital
En 2019, 23 780 cas de violence (atteintes aux personnes et aux biens) ont été signalés. Parmi les victimes d’atteintes aux personnes, les personnels représentent 81%. Et c’est en psychiatrie, aux urgences et en USLD/EHPAD que les violences sont les plus signalées.
Corps de texte

Les structures et unités déclarant le plus de violences 

  • la psychiatrie (18%) : 4 137 signalements d’atteintes aux personnes - 920 atteintes aux biens
  • les urgences (16%) : 3 700 signalements d’atteintes aux personnes - 537 atteintes aux biens
  • les USLD (unités de soins de longue durée)/EHPAD (13%) : 3 065 signalements d’atteintes aux personnes - 301 atteintes aux biens
  • les unités de soins (9%) : 1 675 signalements d’atteintes aux personnes - 503 atteintes aux biens
  • la médecine (8%) : 1 577 signalements d’atteintes aux personnes - 441 atteintes aux biens

Les atteintes aux personnes :

  • sur une échelle de gravité de 1 à 4, les violences physiques (niveau 3) et menaces avec arme représentent 49%, les insultes et injures (niveau1) représentent 31%,
  • les menaces d’atteinte à l’intégrité physique (niveau 2) 18% et les violences avec arme (niveau 4) 2%.
    Il faut entendre par arme, les armes par nature (arme à feu, arme blanche) et surtout celles par destination (tout objet qui va être détourné de son usage naturel à des fins de violence).

L’observatoire national des violences en milieu de santé recueille, sur la base du volontariat, les signalements de faits de violence en milieu de santé et dresse chaque année le panorama chiffré des signalements des violences et des incivilités déclarés dans les structures hospitalières et médico-sociales.

De très nombreux verbatim (signalements) sont reproduits (tous anonymisés tant en ce qui regarde les personnes que les établissements). En effet, les données chiffrées ne sauraient à elles seules rendre compte ni de la réalité de tous les types d’atteintes aux personnes et aux biens dans les établissements ni du contexte et du ressenti des victimes et des témoins des faits. Or ces trois aspects méritent une analyse approfondie et détaillée pour comprendre les causes et les conséquences de cette violence protéiforme, d’en donner aussi une juste vision pour que les établissements puissent ensuite mettre en place la meilleure politique possible de prévention et de lutte. La lecture des verbatim sélectionnés constitue-t-elle un apport précieux et indispensable.

Les actions des pouvoirs publics pour lutter contre ces violences

L’insécurité qui touche les personnels de santé et les patients est une préoccupation majeure du ministère des solidarités et de la santé.
Aussi, les manageurs hospitaliers doivent s’engager dans la prévention et la lutte contre les violences.
Pour les y aider, l’ONVS propose des outils et solutions, notamment :

  • mettre en œuvre un « projet de service » dans chaque établissement associant les différents acteurs (médecins, soignants, agents administratifs…) pour agir sur la globalité des aspects : humains, médicaux, psychologiques, administratifs, juridiques, logistiques, techniques, architecturaux, financiers…
  • former les personnels aux méthodes opérationnelles de prévention et de gestion de la violence,
  • mettre en œuvre la « protection fonctionnelle » (apporter à l’agent victime une assistance juridique et réparer le préjudices qui en est résulté le cas échéant),
  • faire connaître et déployer les conventions « santé-sécurité-justice » qui favorisent une coopération pratique entre les acteurs locaux en charge de la sécurité et de la justice,
  • faciliter les poursuites judiciaires à la suite des signalements de violence et accompagner les victimes
  • mettre à disposition des professionnels et des patients des fiches réflexes pour les aider dans leurs démarches.

Connaître l’ONVS (mission, documentation pratique, rapports annuels) : www.solidarites-sante.gouv.fr/dgos-onvs