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Plus de 35 millions d’euros pour soutenir les maisons de santé

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photo d'une maison de santé pluriprofessionnelle
Soutenir le développement des maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) et, plus largement, des modes d’exercice coordonné, est un des axes forts du plan pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires présenté par le Premier ministre et la ministre des Solidarités et de la Santé en octobre 2017.
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Exercer en maisons de santé pluri-professionnelle : pour une prise en charge coordonnée du patient et des échanges entre professionnels 

Maisons de santé pluri-professionnelles, centres de santé… sont des structure de soins de proximité regroupant des professionnels médicaux (généralistes ou spécialistes),  médicaux dentaires (soins, prothèses, orthodontie), paramédicaux tels qu'infirmiers (en centre ou à domicile)…dispensant principalement des soins dits de "premier recours". C’est ce qu’on appelle l’exercice coordonné.

L’exercice coordonné (entre plusieurs professionnels de santé) est particulièrement stratégique parce qu’il permet de déployer une diversité d’outils et de solutions. Les MSP (et les centres de santé), grâce à leur taille, leur capacité organisationnelle, leur pluridisciplinarité, leur maillage, favorisent le développement de la télémédecine,  des protocoles pluri-professionnels, le renforcement des politiques de prévention, ou encore la prise en charge des soins non programmés.

Pour les professionnels de santé, le travail en équipe et l’exercice pluri-professionnel sont particulièrement attractifs, notamment parce qu’ils leur permettent d’échanger avec leurs pairs, de continuer à se former et à progresser professionnellement et offrent une organisation du travail plus souple. Il permet aussi d’ancrer les professionnels de santé dans un territoire, et particulièrement dans ceux qui peinent à maintenir une offre de soins de proximité.

Pour le patient, être suivi par des professionnels travaillant en équipe facilite l’accès aux soins au moment où il en a besoin, et permet d’avoir recours à des expertises diversifiées pour prendre en charge au mieux sa situation. Par exemple, une patiente de 82 ans qui a développé des problèmes d’équilibre peut, dans un même lieu de soins, consulter son médecin généraliste, et se voir prescrire des séances de rééducation chez un masseur kinésithérapeute, en étant assuré que les deux professionnels échangeront régulièrement autour de son état de santé.

 

35,6 millions d’euros versés en 2017 par l'Assurance Maladie : près du double des aides versées en 2016

L’Assurance Maladie a ainsi publié les montants du soutien financier versé aux Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), en hausse de 96,7% par rapport à 2016,  et qui s’élèvent au total à 35,6 millions d’euros. En  moyenne, chaque MSP a reçu 66 000 euros en 2017, soit une  hausse de 59 % par rapport à l’année précédente.

Ce soutien est accordé en l’échange d’engagements qui tiennent à la qualité du service et qui permettent de renforcer l’accès aux soins pour les patients : amplitude des horaires d’ouverture au public, accès à des consultations de soins non programmés ou coordination entre les différents professionnels de la structure, notamment grâce  à un système d’information partagé.

Ce soutien financier concerne les 538 maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) adhérentes à l’ l'accord conventionnel interprofessionnel (ACI) sur la coordination des soins et l’exercice regroupé, signé en 2017 entre l’Assurance Maladie, les organisations représentatives des médecins libéraux, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, biologistes, orthoptistes et centres de santé

Cet accord interprofessionnel permet de soutenir financièrement un nombre plus important de structures et de professionnels que par le passé (le nombre de professionnels de santé en MSP est en hausse de 30,9%), en leur donnant plus de moyens (le montant moyen est de 66 000 euros, en hausse de près de 60%). 

Le nouveau dispositif conventionnel prend mieux en compte les spécificités des structures les plus jeunes, afin d’encourager leur création et de mieux soutenir leurs premières années d’exercice : elles pourront plus rapidement accéder à ces financements conventionnels, grâce à la mise en place d’une garantie de rémunération annuelle minimale de 20 000 euros.
Ces dispositions ont été transposées aux Centres de Santé par un accord national signé en mai 2017.

« Aujourd’hui, l’enjeu est d’assurer une présence soignante adéquate partout et au moment où cela est nécessaire ».

Agnès Buzyn