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Lutte contre les arboviroses

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La stratégie de l'ARS dans la lutte contre l'arbovirose
Les agences régionales de santé, actrices de la protection et de la promotion de la santé de la population, participent à la lutte contre les arboviroses.
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Dengue, chikungunya, Zika : les arboviroses, maladies transmises par des vecteurs (le plus souvent des insectes piqueurs) peuvent prendre plusieurs formes. Les agences régionales de santé, actrices de la protection et de la promotion de la santé de la population, participent à la lutte contre les arboviroses.

Les arboviroses sont des affections d'origine virale causées par des arbovirus, qui sont des virus transmis par des moustiques ou autres insectes suceurs de sang.

Le mot arbovirus provient de arbor qui signifie “transporté par les arthropodes, ou insectes piqueurs.” Elles font partie des maladies vectorielles,  maladies qui se transmettent par l’intermédiaire d’un vecteur (un être vivant capable d'assurer la transmission biologique active et passive d'un agent infectieux).

Les principales arboviroses sont la dengue, le chikungunya ou le Zika. Toutes ces maladies sont transmises localement par le même moustique vecteur : le moustique tigre (Aedes aegypti).

En l’absence de vaccin ou de médicament qui permettraient de lutter contre les virus responsables, la lutte contre ces maladies se fait de manière indirecte : en s’attaquant au vecteur.

L’ARS établit une stratégie de lutte anti-vectorielle basée sur 4 axes :

  • Informer l’ensemble de population ;

  • Privilégier une approche communautaire, pour permettre une implication effective des différentes composantes de la société ;

  • Viser l’assainissement des milieux individuels et collectifs ;

  • Chercher l’emploi rationnel des produits biocides et/ou des agents biologiques.

L’’ARS a également mis en place une multitude d’actions qui répondent aux grands axes de leur stratégie de lutte contre les arboviroses.

Toutes ces actions poursuivent le double objectif de préservation de la santé publique :

  • La surveillance entomologique : essentiellement centrée sur Aedes aegypti, cette surveillance s’étend toutefois à d’autres espèces de moustiques  et à d’autres insectes nuisibles. Des actions de prévention et de sensibilisation : elles consistent à informer la population locale sur les bons gestes à opposer au moustique vecteur et trouver les leviers pour les induire.  

Ces actions de prévention s’appuient sur plusieurs partenaires et relais : les municipalités, les associations, l’Education nationale, les professionnels de santé et les personnels médicaux et paramédicaux… ;

  • Des traitements insecticides : quand la suppression physique (renversement, assèchement du gîte larvaire…) est impossible, quand la densité de moustiques adultes est forte ou lorsque le risque sanitaire est important (signalement de cas de maladie vectorielle), le recours à des insecticides est parfois obligatoire.

Ces insecticides sont actuellement de deux types : chimiques ou biologiques. Les insecticides sont utilisés de manière parcimonieuse compte tenu de la résistance (probable ou avérée) des insectes.