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Lutte contre les allergies aux pollens

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L'ARS évalue le risque en région
Pour évaluer le risque allergique et dispenser les informations nécessaires, une surveillance est réalisée toute l'année par les agences régionales de santé sur l’ensemble du territoire national.
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Chaque année, des millions de français sont soumis aux conséquences d’une allergie aux pollens plus ou moins invalidante (rhinite, conjonctivite, asthme, etc.). Les agences régionales de santé, en collaboration avec de nombreux partenaires, mènent des actions de surveillance et d’informations pour limiter les risques d’exposition.

Deux outils ont été mis en place pour surveiller la situation pollinique sur les territoires :

  • les capteurs volumétriques

Pendant la saison pollinique, l’évolution des pollens en région est captée et surveillée, en lien avec le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ; le nombre de grains est récolté dans des capteurs volumétriques. Un indice pollinique est ensuite produit à l’aide de ces données afin d’informer sur le risque allergique.

  • les pollinariums

Le Pollinarium sentinelle® est un espace dans lequel sont réunies les principales espèces de plantes (plantain, armoise, graminées…), arbustes et arbres sauvages (bouleau, cyprès, noisetier…) de la région dont le pollen est allergisant. Les dates de début et de fin d'émission de libération des pollens de chaque espèce sont relevées et disponibles sur le site Internet Alerte pollens.

Avec cette information, les personnes allergiques savent quand les pollens arrivent. Elles peuvent commencer leur traitement avant l'apparition des premiers symptômes et l'arrêter dès la fin d'émission de pollens.

Toutes les régions ne sont pas soumises aux mêmes pollens.

Consulter le site de votre agence régionale de santé pour connaître les pollens spécifiques à votre région.

L’ambroisie s’étend progressivement à l’ensemble du territoire national 

En Auvergne-Rhône-Alpes, région française la plus envahie par l’Ambroisie à feuilles d’armoise, environ 13 % des habitants souffrent d’allergies à son pollen ; ce chiffre atteint 21 % dans les zones les plus exposées.
L’agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes estime qu’en 2013, près de 200 000 personnes avaient consommé des soins en rapport avec l’allergie à l’ambroisie à feuilles d’armoise en Rhône-Alpes, ce qui conduit à des coûts de santé estimés à 15 millions d’euros pour cette seule région.

Le décret du 28 avril 2017 prévoit les mesures susceptibles d’être prises à l’échelle nationale et locale pour prévenir leur apparition.

Au niveau national :

  • surveillance de ces espèces ;
  • amélioration de l’information du public ;
  • lutte contre la prolifération de ces espèces par la destruction des pieds d’ambroisie ou la gestion des espaces visant à limiter fortement leur capacité d’installation.

Au niveau local :

  • les préfets de département arrêtent les mesures à mettre en œuvre sur leur territoire en fonction du contexte local, et notamment du niveau de présence des ambroisies et du type de milieux infestés (sols agricoles, bords de route, zones de chantier, terrains de particuliers, etc.) ;
  • les collectivités territoriales peuvent participer à la mise en œuvre des mesures définies par le préfet notamment en désignant un ou plusieurs référents territoriaux dont le rôle est, en particulier, de repérer la présence de ces espèces, de participer à leur surveillance et d’informer les personnes concernées des mesures de lutte pouvant être appliquées sur leurs terrains ;
  • chaque particulier ou chaque entreprise privée est susceptible d’être concerné pour mettre en œuvre des mesures permettant de lutter contre cette infestation (arrachage de pieds d’ambroisie, etc.).

 

Des dispositions inscrites dans la loi de modernisation de notre système de santé

Comme le montrent les cartographies nationales réalisées régulièrement à la demande du ministère chargé de la santé, les causes de cette expansion sont à la fois les activités humaines qui favorisent sa dispersion et le changement climatique qui favorise l’expansion de la plante vers le nord et le nord-est de l’Europe.

L'enjeu est donc de limiter ou d'interdire l’introduction de ces espèces végétales nuisibles à la santé.
L'arrêté du 26 avril 2017 signé par les ministères chargés de la santé, de l’environnement et de l’agriculture interdit l’introduction volontaire, le transport volontaire, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat, sous quelque forme que ce soit, des trois ambroisies visées par ce décret.