Logo ARS


Lutter contre les déserts médicaux

Les professionnels de santé n’ont jamais été aussi nombreux sur le territoire et pourtant, certaines régions connaissent aujourd’hui un phénomène de désertification médicale, qui s’accentue selon les spécialités. 

La Direction générale de l'offre de soins (DGOS), au sein du ministère de la Santé, travaille sur les outils de régulation démographique depuis de nombreuses années. Sa directrice, Annie Podeur, revient dans une interview sur les améliorations apportées par la loi HPST pour renforcer ce travail de régulation.

Elle pointe notamment les 5 nouveaux leviers d’action soulevés par la loi HPST pour combattre les déserts médicaux: la « filiarisation » des étudiants en médecine, le contrat santé solidarités, le contrat d’engagement de service public, le contrat de clinicien hospitalier et les coopérations entre professionnels de santé.

Elle met notamment en valeur les leviers démographiques destinés à rendre les zones désertées plus attractives, grâce à des dispositifs incitatifs. Parmi eux, le numerus clausus, qui consiste à adapter le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine selon les besoins régionaux, par spécialité. De même, la mise en place d’un dispositif d’aide à l’installation garanti par l’Etat dans les zones sous-dotées.